Lectures


Mon oeil
La petite taupe
Jeudi matin : le roi, sa femme et le petit prince
En kiosque…
Bébé lézard, bébé bizarre
Dans le monde il y a…
Pour ne plus jamais s’ennuyer
De la terre au soleil
Ce que font toujours les mamans chéries
Jeanne ou la prose en poésie



Mon oeil

Lundi 16 novembre 2009

Il y a quelque temps, je vous avais invité(e)s à me proposer tout un tas d’expressions autour des Yeux… Ca avait donné ça

Mon idée était alors de revoir l’intitulé de mes rubriques …

Telle est toujours mon intention, d’ailleurs, mais en attendant, je suis tombée sur ce bouquin :

mon oeil mario ramos

Ouvrir l’œil. Se rincer l’œil. Ne pas avoir froid aux yeux. Se mettre le doigt dans l’œil…

14 expressions, très rapidement explicitées, et surtout illustrées avec beaucoup d’humour par Mario Ramos…

Je trouve cette démarche très intéressante à partager avec les enfants, à partir de 5 ans. Leur montrer que l’on peut ainsi jouer avec les mots et leur faire dire foule de choses… Et pourquoi pas, après la lecture du livre, les inviter à jouer avec une autre partie du corps, ou un animal…

La petite taupe

Jeudi 5 novembre 2009

Récemment, j’ai réalisé avec un certain étonnement que les petites taupes inspirent merveilleusement les auteurs et illustrateurs pour enfants…

 

A la maison, nous avons en effet plusieurs livres et DVD mettant ce petit animal bigleux en scène et tous sont d’une grande poésie. En voici trois que je vous recommande particulièrement :

 

la petite taupe qui n'osait pas sortir

 

Au rayon livres d’abord, un petit nouveau dans la délicieuse collection « Mes p’tites histoires » (chez Nathan) : « la petite taupe qui n’osait pas sortir ».

Bien à l’abri au fond de son trou, la petite taupe n’est jamais sortie. Mais un jour, un rayon de soleil lui chatouille la moustache… attirée, elle passe le museau dehors mais manque d’être blessée par une chaussure… Vite elle retourne se terrer… Mais l’odeur de l’herbe coupée, le ruban d’un cerf volant puis la caresse d’un petit garçon vont peu à peu l’aider à surpasser ses peurs. Les textes de Nadine Brun-Cosme et les illustrations de Fabrice Turrier sont très tendres et non dénués d’humour… J’adore la scène du repas de la petite taupe, force vers de terre sortant d’une boîte de conserve ! Un bien joli conte pour trouver le courage de grandir, à partir de 3 ans.

 

Au rayon livres, toujours, un grand classique « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » (Ed Milan jeunesse) dont les plus de 4 ans ne se lassent pas… Une petite taupe sort de son terrier et reçoit un gros caca sur la tête… Page après page elle part à la recherche du gros dégoûtant qui a fait ça… Ce faisant, elle croise tout un tas d’animaux dont nous découvrons les cacas aux particularités propres, force onomatopées à l’appui… Jolie collection… succès garanti auprès des petits, et des grands !
 

 

Enfin, au rayon animation, un chef d’œuvre de poésie pour les tout-petits à partir de 2 ans. Taupek la petite taupe, grand classique du tchèque Zdenek Miler, tout en poésie naïve sans dialogues mais en musique. De purs moments de bonheur qui invitent à la joie de vivre.

 

taupek la petite taupe

 

On peut visionner quelques extraits ici

 

Et chez vous, d’autres petites taupes en vue ?

 

 

 

Jeudi matin : le roi, sa femme et le petit prince

Jeudi 29 octobre 2009

 

 le roi sa femme et le petits prince

 

… Jeudi matin,  le roi, sa femme, le petit prince,  le pingouin, l’hippopotame à vélo  et le lion farceur sont venus chez moi pour me serrer la pince.

Comme j’étais pas là, ha !

Le petit prince a dit, hi !

Puisque c’est ainsi, nous reviendrons vendredi !

 

Lorsqu’il est sorti en librairie en mars 2008, ce livre de l’excellent Mario Ramos n’avait pas spécialement retenu mon attention… Je me souviens l’avoir feuilleté, puis l’avoir oublié, ne percevant pas d’emblée toute sa portée.

 

Or, cette année, Rose a commencé l’année scolaire en compagnie de ce livre. Depuis, je la découvre fréquemment en train de le « lire » à ses poupées. Elle s’applique bien pour énumérer, page après page, tous les protagonistes farfelus dont l’auteur dit qu’ils sortent de l’imaginaire du petit prince afin d’échapper aux pesanteurs du protocole de la cour : le pingouin, l’hypo à vélo, le lion farceur, les singes acrobates, le crocodile affamé et la fanfare des amis de Babar (clin d’œil au personnage fétiche de l’auteur lorsqu’il était enfant).

 

le roi sa femme et le petits prince

 

Un texte très court et répétitif (tout en étant enrichi à chaque jour de la semaine) et des illustrations très simples et monochrome (la couleur rouge est très présente), le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour, font tout le charme de cet album.

 

le roi sa femme et le petits prince

 

Voilà donc une bien jolie manière d’apprendre les jours de la semaine en lisant, voire en chantant car il est difficile de ne pas fredonner à la lecture de ces pages.

 

En effet, qui peut résister au souvenir de cette comptine désuète, impertinente et finalement chargée de sens (ceux qui nous gouvernent passent leur temps en représentation pendant que nous, simples mortels, sommes en train de travailler) ?

 

le roi frise

 

De notre côté, sur le modèle de ce qu’avaient fait les grands à l’école, nous avons profité des vacances pour réaliser cette frise. Le principe : un carré pour chaque jour de la semaine sur lequel, à l’aide du livre, on colle le nombre de gommettes correspondant au nombre de personnages en procession … De plus en plus compliqué !

En kiosque…

Mardi 20 octobre 2009

Au cours du mois de septembre, une fois la rentrée passée, j’avais mis à contribution mes « amis Facebook » et mes « followers Twitter » pour savoir si leurs enfants étaient, ou pas, abonnés à une revue, et si oui, à laquelle…

 

L’offre en la matière est en effet pléthorique, de quoi s’y perdre, même si seules trois grosses maisons d’édition (Bayard, Milan et Fleurus) se partagent les plus grosses parts du gâteau.

 

De ce petit sondage, il ressort que, hormis ceux, tels MissBrownie, qui souscrivent à un abonnement « Ecole des loisirs » via l’école, s’ils sont souvent lecteurs de revues, les enfants ne sont pas forcément, voire jamais, abonnés.

 

Dans ce cas, les parents, tels Zalapabelle, les accompagnent chaque semaine faire leur choix au kiosque. Mais alors, comment choisissent-ils ? L’honnêteté pousse à dire que dans ce cas, le cadeau offert avec la revue est le principal facteur de sélection !

 

D’autres, tels Myrtille D sont fidèles à une maison d’édition, sans pour autant en être actionnaires, là, en l’occurrence, Bayard (Popi, Pom’ d’Api, Youpi, Images Doc, Astrapi, J’aime lire, I love English junior…)

 

tralalire

 

Enfin, certains, dont je suis, avec E-zabel, affectionnent particulièrement un titre, en l’occurrence Tralalire…

 

Et vous, quels consommateur de revue pour enfants êtes vous ? Abonné ? Une revue de prédilection ? Une « consommation » régulière ou épisodique ?

 

Bébé lézard, bébé bizarre

Mardi 13 octobre 2009

De plus en plus de librairies, et c’est heureux, organisent des séances de lecture pour les enfants. C’est le cas de ma librairie à moi « Les Arpenteurs » qui a ouvert au mois de juin dernier à Paris, dans le 9ème arrondissement.

 

C’est donc là, au cours d’une de ces séances propices à la découverte de jolies perles que j’ai écouté avec émerveillement ce petit conte du bout du monde puisqu’il a été écrit et illustré par le coréen Hye-sook Kang.

 

bébé lézard bébé bizarre

 

“Bébé Lézard, bébé bizarre” est un petit chef d’œuvre de poésie : de très courtes phrases, toutes en rimes légères (« voici celle qui prolongera mon corps. Danger de mort, c’est une queue d’alligator ») et onomatopées et des illustrations graphiques et hautement colorées. Ces deux ingrédients contribuant à capter l’attention des tout-petits (dès 2 ans), tout autant que le jeu de cache-cache queue/animaux et l’histoire dans laquelle ils se sentent immédiatement investis.

 

Bébé lézard est en effet tout ce qu’il y a de plus normal jusqu’au jour où un rapace lui vole sa queue. Là, devenu tout bizarre, il s’en cherche une autre. Se faisant il croise toute une gamme d’animaux : un lion, un zèbre, un chat, un serpent… Une façon ludique et enlevée de découvrir les animaux et leurs cris.

 

Sélectionné « coup de cœur d’ailleurs » par les Editions Rue du monde, ce livre ravira aussi les parents, ce qui ne gâche rien.

Dans le monde il y a…

Lundi 28 septembre 2009

Je viens de découvrir un livre aussi enchanteur qu’utile pour parler de la diversité, de la richesse et de la fragilité du monde à nos enfants :

 

dans le monde il y a

 

Sorti en février 2009 aux éditions Gallimard Jeunesse Giboulées, cet album nous fait voyager à travers le monde, à la découverte des autres, du bien, du mal, de la différence, de l’emprisonnement, de l’amour, du temps qui passe, de la pauvreté, de la chaîne alimentaire, des paysages, du travail des enfants, etc… Des thèmes très variés, tantôt léger, tantôt graves, abordés à travers

- les 44 illustrations signées Robin, tout en poésie, finesse et suggestion

- les textes de Benoît Marchon très courts, les explicitant tendrement tout en laissant de la place à l’imagination de chacun..

 

 dans le monde il y a savants

 

Tout commence avec un pique nique et des petites bêtes qui volent, qui courent, qui rampent, qui piquent, qui grattent pour se terminer avec des millions d’autres misères et des millions d’autres merveilles… Et puis TOI !

 

 

Bref, mon coup de cÅ“ur du moment, un livre très beau et profond à partager avec tous les enfants du monde…

Pour ne plus jamais s’ennuyer

Lundi 10 août 2009

Aujourd’hui, un billet allant à l’encontre de ce que je vous disais là

Fait trop chaud pour être bien droit dans ses bottes, on peut bien se contredire de temps en temps, non ?

Il y a quelques jours, merci Bubble Blog, j’ai en effet reçu les trois guides de la collection “Ne plus jamais s’ennyer” écrits par Yves Cohat, gaiement illustrés par Elisa Géhin et édités par Gallimard Jeunesse.

Ces trois petits guides s’adressent au enfants de 8 à 14 ans, qu’ils passent leurs vacances à la mer, à la campagne ou en ville…

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De la terre au soleil

Mardi 16 juin 2009

Tout comme mes papiers sur « Le vengeur masqué des contes de fées » et « Ce que font toujours les mamans chéries », ce post s’inscrit dans le cadre du prix littéraire des blogueurs George Sand, catégorie Petite Fadette…

 

Petit rappel : au cours de l’année 2009, les enfants de blogueurs inscrits à ce prix devront lire 5 livres et les « critiquer ». Le prix sera remis à l’album le plus apprécié par nos lecteurs en culottes courtes à la fin de l’année 2009…

 

de la tere au soleil

 

L’autre jour, de retour d’une jolie escapade en métro (Si c’est possible !!), ligne 14, tout en tête de train afin de se faire peur dans les tunnels, Rose et moi avons décidé de prolonger ce moment en nous plongeant dans la lecture de « De la terre au soleil »

 

Petit rappel de l’histoire : accompagné de sa maman, un petit garçon un rien facétieux prend le métro pour se rendre sur le Champ de Mars… Chaque étape du voyage sera pour lui une véritable aventure semée d’embûches et de métaphores… L’attente, les musiciens, les gens pas agréables, le monde, les touristes qui cherchent leur chemin, etc.

 
Et voici nos impressions :

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Ce que font toujours les mamans chéries

Vendredi 5 juin 2009

ce que font toujours les mamans chéries

 

Rose, 4 ans, et moi-même avons découvert cet album délicieux dans le cadre du prix littéraire des blogueurs Georges Sand auxquels nous participons activement (section « Petite fadette ») et dont je vous parlais déjà là.

 

 

Pour mémoire, au cours de l’année 2009, les enfants de blogueurs inscrits à ce prix devront lire 5 livres et les « critiquer ». Le prix sera remis à l’album le plus apprécié par nos lecteurs en culottes courtes à la fin de l’année 2009. Si vous souhaitez consulter la liste des albums sélectionnés, c’est là

 

fête des mères

 
En ces temps de fête des mères, nous avons donc choisi de lire « Ce que font toujours les mamans chéries », album enlevé, ludique et original, dans la mesure où il se lit dans les deux sens : d’un côté ce que font toujours les mamans chéries, de l’autre, ce que ne font jamais les mamans chéries…

 

Sa lecture nous a fait partager un moment mère/fille à la fois doux et gai, tendre et coloré…

 
Voici donc nos impressions :

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Jeanne ou la prose en poésie

Mercredi 29 avril 2009

Mamans des temps modernes, fidèles lectrices, amies blogueuses, vous conviendrez qu’un livre pour petite fille qui commence ainsi :

 

jeanne poésie 

ne pouvait que retenir mon attention…

« J’ai 9 ans et depuis quelques jours, j’ai très envie de commencer à écrire un journal, MON journal (…) Quand j’en ai parlé à Chloé, ma copine, elle m’a dit que je ferais mieux de créer mon blog… »

 

Or, comme je vous l’exposais là, le blog de Jeanne Poésie existe bel et bien et toutes les petites blogueuses en herbe y sont invitées… C’est en soi assez génial, même si l’on pourrait suggérer à la jeune fille des publications de posts un peu plus fréquentes !!

 

Dans son roman, donc, Jeanne Poésie, 10 ans, écrit un blog, vit à Paris dans le quartier de Montorgueil, fréquente l’Open world school, une école internationale imaginaire où, grâce à Internet, elle communique avec ses correspondantes Kate Melody, la londonienne et Giulia Fantasia, la romaine.

 

Jeanne vit là toutes une série d’aventures quotidiennes sous le signe de l’ouverture aux autres, de la générosité, de la solidarité, de l’apprentissage de la confiance en soi et de l’indépendance au féminin…

 

 

Autant de valeurs chères à Nathalie Felciai, créatrice de museworld et auteur de ce 1er roman.

 

Personnellement, au fil des pages, j’ai retrouvé le chemin de mon enfance et le goût pour ces histoires chargées de sens sans être mièvres.

 

jeanne poésie

 

Bref, avec ou sans alibi (s’entend la présence d’une petite fille âgée de 6 à 12 ans dans votre entourage), je vous encourage à découvrir ce petit roman dans lequel les illustrations douces et modernes d’Oreli Gouel contribuent, si besoin était, à la poésie de Jeanne…

 

A noter que les romans de Kate Melody et Giulia Fantasia, les copines londonienne et romaine de Jeanne viennent de sortir et qu’on les trouve soit au showroom Jeanne Poésie (Paris 2ème) soit sur la boutique en ligne


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