Nathalie Felciai, de l’optimisme à renvendre
Sophie, trop forte…
Mona Awad, en quête de féminité
Adolie Day, la poésie en images
Interview : Virginie Duroc-Danner, la femme chocolat
Interview : matali crasset, l’espace en liberté
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Comme je vous le disais là , et là , j’ai une grande affection pour Jeanne Poésie, la jeune héroïne de museworld, l’univers ludo-éducatif pour toutes les « petites elles » de 6 à 12 ans créé en septembre 2008 par Nathalie Felciai…
Après la soirée où elles a si chaleureusement reçu quelques mamans blogueuses (E-zabel, George Sand, Sandra, Carole, Delphine, Anne, pardon pour celles que j’oublie…) dans son show room (43 rue des petits carreaux, Paris 2ème), et les échanges simples et profonds que j’ai eu avec elle, je peux désormais affirmer qu’à l’image des magnifiques héroïnes qu’elle crée, Nathalie est une bien jolie personne…
Quelle petite fille étiez vous Nathalie ?
J’étais une petite fille assez seule car mes sÅ“urs étaient beaucoup plus âgées que moi. J’étais joyeuse mais angoissée, très rêveuse surtout. Je m’inventais beaucoup d’histoires et passais beaucoup de temps à lire…
Et les poupées, dans tout cela ?
L’une de mes sÅ“urs voyageait beaucoup. A chacun de ses retours, elle me rapportait une poupée de collection du pays qu’elle venait de découvrir. Elles étaient pour moi de véritables personnages à qui je faisais faire de grands périples autour du monde…
Et, c’est en vous disant tout cela que je réalise qu’aujourd’hui avec museworld, je créé précisément cela : un univers peuplé d’héroïnes de tous les pays…
Vous vous souvenez de Sophie Forte chez Ruquier, Christine Bravo et consorts et vous avez un a priori ? Et bien vous avez tort…
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Sophie Forte chante désormais pour les enfants et ses spectacles (dont je vous parlais ici) sont un pur bonheur pour les petits et les grands. Qu’on se le dise !
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En attendant Sophie me reçoit avec une simplicité, une générosité et une gentillesse rares en ce bas monde… Je resterai longtemps sous le charme de cette petite bonne femme qui pétille toujours, même lorsqu’elle partage des considérations profondes…
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Quelle petite fille étiez vous Sophie ?
Fille unique, j’étais très timide, très introvertie avec un imaginaire très développé. J’étais extrême en tout, j’écrivais jour et nuit et j’aimais beaucoup peindre, comme mon père. Les autres me faisaient peur, j’avais de gros problèmes de communication avec eux… Pour me faire aimer, j’ai donc dû trouver un moyen : faire le clown pour les faire rire…
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Enfant, quels sont les artistes ou les chansons qui vous ont marquée ?
Henri Salvador, Carlos, l’île aux enfants… Et puis les séries Amicalement vôtre et Ma sorcière bien aimée (je viens d’ailleurs d’acheter des dvd pour mes propres enfants)… Et puis à 14 ans, j’ai découvert Boris Vian, l’amour absolu de ma jeunesse… Quelques années plus tard, c’est avec ses chansons que j’ai commencé à chanter dans les cabarets à Paris.
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Depuis quelques années, vous chantez pour les enfants. Qu’est ce que vous apporte le jeune public ?
D’origine égyptienne par son père, Mona Awad, à 35 ans, espère avoir bientôt des enfants. Cette jeune et talentueuse photographe travaille depuis plus de 10 ans sur la notion de féminité…
Mais c’est franchement par hasard qu’elle a commencé à travailler avec Barbie dans le cadre de l’exposition « La villa de Mademoiselle b. » à la Cité de l’architecture en 2008. Cette année, comme je vous le disais là , à l’occasion des 50 ans de l’indétrônable blonde, elle expose ses clichés à l’agence ludique jusqu’au 22 avril.
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Mona Awad est débordée, mais elle prend le temps de parler et voici ce qu’elle nous raconte :
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Quelle petite fille étiez vous, Mona ?
Ben justement, je n’étais pas une petite fille, j’avais les cheveux courts, j’étais toujours en pantalon… On ne peut pas dire que ma féminité ait été stimulée pendant mon enfance. De ce fait, je me suis longtemps cherchée… Par contre, dès 12 ans, j’ai su que je serais photographe. Ma mère travaillait chez Olympus, elle me rapportait un nouvel appareil photo tous les ans…
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Et vos poupées, elles étaient comment ?
J’ai très peu joué à la poupée. Je n’avais pas de Barbie, même si celles de mes copines me faisaient très envie. Ma sÅ“ur, elle, avait des poupées, mais elle ne voulait pas que j’y touche, elle trouvait que je les abîmais trop… Faut dire que je leur coupais les talons, les cheveux…
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Qui sont les artistes qui vous ont inspirée ?
A 28 ans, Adolie Day attend un heureux événement… A sa manière douce et poétique, elle nous l’a annoncé là le 16 mars…
Après un rapide passage dans le design textile pour Kenzo et Catimini, Adolie est devenue illustratrice de livres pour enfants. Lilichou d’abord, puis le magnifique « chasseur de Papillons » (Edition du Toucan), qui, victime de son succès est actuellement en rupture de stock… En attendant la réédition en cours, ruons nous sur les deux nouveaux volumes de Lilichou qui sortent aujourd’hui (« Lilichou aime faire des gâteaux » et « Lilichou se fâche ») et laissons nous tenter par la papeterie et les jolis objets (valises en cartons, badges…) d’Adolie édités chez La Marelle.
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De son petit village dans les environs de Nantes, Adolie s’est gentiment laissée scruter par les Yeux…
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Quelle petite fille étais tu Adolie ?
J’étais toujours dans ma bulle, très rêveuse, je me déguisais tout le temps. Et, je dessinais déjà beaucoup…
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Quels sont les livres qui ont marqué ton enfance ?
Oh, c’est difficile, j’ai plein d’images qui me reviennent en tête, mais je ne me souviens plus des titres… Oh, si, Pierre et le loup, le livre de la jungle, la Belle au bois dormant et, oh, comment s’appelait ce livre ? Ah, ça y est : « La poupoule et le gramgroum » !
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Par quel chemin es tu arrivée à l’illustration de livres pour enfants ?
Après une école d’arts appliqués, je me destinais au graphisme publicitaire avant qu’un stage en agence de pub ne m’aide à prendre conscience que telle n’était pas ma voie ! J’ai alors commencé à faire quelques petites expo. J’ai vendu mes premiers dessins qui étaient déjà naïfs et enfantins. De là , j’ai créé mon blog remarqué par l’éditeur de Lilichou… C’est ainsi qu’a commencé l’aventure de la littérature enfantine.
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Virginie Duroc-Danner, 34 ans, est avant tout l’heureuse et fière maman d’un petit Jean âgé de 18 mois.
Depuis 2003, elle est aussi une « artiste chocolatière », à la créativité inépuisable et à l’humour débordant. Qui goûte à ses créations en reste à jamais marqué tant gustativement qu’esthétiquement puisque chacun de ses chocolats est un vrai bijou, luxueux, ciselé à la main, unique…
Les Yeux : Virginie, quel est votre 1er souvenir d’enfance lié au chocolat ?
Hum… Sans hésitation et sans honte aucune, le kinder… J’ai savouré mon premier kinder avant l’âge de 2 ans et je resterai à jamais marquée par la folle émotion suscitée par cette délicieuse expérience. Définitivement et simplement, j’aime le goût du kinder. Pour toute la famille, je reste aujourd’hui encore associée à cette gourmandise. J’en apporte toujours aux enfants que je vais voir, je suis ainsi sûre de leur faire plaisir, un kinder, c’est forcément synonyme d’un bon moment, non ?
Les Yeux : aujourd’hui, si vous deviez faire découvrir toute la richesse du chocolat à un enfant, quelles activités lui proposeriez-vous ?
Je lui lierais et relierais Charlie et la chocolaterie (Roald Dahl) qui m’a tellement marquée lorsque j’étais moi-même petite. Je l’ai lu au moins dix fois et, le 19 juillet 2004, je me souviens de la date exacte, c’est dire l’importance des émotions ressenties, j’ai retrouvé toute sa démesure et sa loufoquerie dans la version cinématographique de Tim Burton. C’est à mes yeux l’une des très rares adaptations de livre aussi bien réussie au cinéma. Un pur bonheur…

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matali crasset est la designer dont tout le monde parle. Elle aime la couleur, le questionnement des codes et la liberté…
Il y a quelque temps déjà , je vous parlais ici de son exposition « Permis de construire » à laquelle il faut courir à la Cité de l’Architecture avant le 9 mars…
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N’ayant pas pu assister à sa conférence « Comment pousser les murs de sa chambre » (organisée mercredi dernier dans le cadre de l’exposition), et en ayant ressenti de la frustration, ce matin, je suis allée la rencontrer dans sa grande maison-atelier sise dans un passage arboré, calme et insoupçonné en plein Belleville. Et voilà ce qu’elle nous fait partager :
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Les Yeux : Dites moi, matali, elle était comment votre cabane de petite fille ?
Elle était en paille… A l’époque mon père avait des moutons, et donc des bottes de paille… C’était une cabane très élaborée, avec un long tunnel qu’il fallait franchir avant de pénétrer dans la maison. Nous y avons passé de longues heures à nous faire peur…
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Les Yeux : Comment appréhendiez vous l’espace lorsque vous étiez enfant ?
Comme tous les enfants, je crois. Mais comme je vivais dans un petit village du Nord-Est de la France, à la campagne, l’espace tout entier était terrain de jeu, laissant à chacun une très grande liberté d’appropriation. Ici en ville, tout est construit… Là bas, nous avions une autre relation au temps, l’espace changeait avec les saisons, nous pouvions physiquement explorer beaucoup plus qu’un petit urbain.
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Les Yeux : Si vous deviez faire appréhender l’espace qui l’entoure à un enfant, quelle(s) activité(s) lui proposeriez-vous ?
Je resterais fidèle à mon credo de toujours : la modularité de l’espace. Que l’enfant reste libre de choisir la taille, l’organisation intérieure… Les enfants ont en effet une manière d’appréhender l’espace bien différente de celle des adultes trop ordonnés… Pour un enfant, un tout petit espace peut devenir un palais, et au sein de ce palais, les fonctions quotidiennes sont flexibles, rien n’est figé… C’est pour cette raison que je travaille grâce à des systèmes de modules.
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Les Yeux : « Fais attention au canapé ! », que vous inspire cette injonction parentale ?
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